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Le Crédit Lyonnais condamné à verser à une cadre victime d’épuisement professionnelle, plus de 159 000 €, à la suite d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse
Notre cabinet d’avocats, spécialisé en droit du travail et en défense des salariés, a obtenu une victoire majeure devant la Cour d’appel de Bordeaux.
La juridiction a condamné le Crédit Lyonnais (LCL) pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, en raison de manquements graves à son obligation de sécurité.
Une salariée cadre victime d’épuisement professionnel
Notre cliente, une cadre expérimentée avec près de 29 ans d’ancienneté, a vu ses conditions de travail se dégrader : surcharge chronique, non-respect des durées maximales de travail et absence de prévention des risques psychosociaux.
En arrêt maladie de longue durée, elle a été déclarée inapte par le médecin du travail, puis licenciée le 3 avril 2019 pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
L’action en justice
Notre cabinet a contesté le licenciement en dénonçant :
- L’absence de recherches de reclassement,
- Le non-paiement des heures supplémentaires et repos compensateurs,
- Le non-respect de l’obligation de sécurité et de prévention,
- Et l’absence de cause réelle et sérieuse du licenciement.
La décision de la Cour d’appel
Par arrêt du 3 juin 2025, la Cour d’appel de Bordeaux a condamné l’employeur à verser à la salariée :
- 34 381,76 € pour heures supplémentaires + congés afférents,
- 16 641,65 € pour repos compensateurs + congés afférents,
- 5 000 € pour violation des durées maximales de travail et minimales de repos,
- 5 000 € pour manquement à l’obligation de sécurité,
- 15 037,83 € pour préavis + congés payés,
- 70 000 € pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- Ainsi que diverses indemnités et 4 000 € au titre de l’article 700 CPC.
Montant total : 159 273,86 €, outre intérêts et capitalisation.
Cette décision est conforme à la jurisprudence de la Cour de Cassation.
Cet arrêt confirme que :
- L’employeur doit protéger la santé physique et mentale de ses salariés,
- Le non-respect des durées maximales de travail entraîne réparation,
- Un licenciement prononcé dans ces conditions est jugé abusif et indemnisé lourdement.
Vous estimez avoir été victime d’un licenciement injustifié, d’un burn-out ou d’un manquement à l’obligation de sécurité ?
Contactez notre cabinet d’avocats spécialisé en droit du travail pour défendre vos droits
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